BAS-UELE — GOUVERNANCE PROVINCIALE | SÉCURITÉ | TRANSHUMANCE
BUTA — Les préoccupations sécuritaires soulevées lors de l’itinérance du gouverneur Mike-David Mokeni Amisi dans les territoires de Poko et d’Ango commencent à se traduire en actions concrètes. Une semaine après le passage de l’autorité provinciale dans ces zones, une importante délégation de la commission interministérielle chargée de l’identification des éleveurs transhumants, communément appelés « Mbororo », est arrivée à Buta.
Cette mission intervient dans un contexte marqué par les préoccupations des populations locales autour de la présence et des mouvements des éleveurs transhumants dans certaines zones du Bas-Uélé.
Des préoccupations soulevées sur le terrain
Lors de son itinérance à Poko et Ango, le gouverneur Mike-David Mokeni Amisi avait personnellement abordé la question de la sécurité et des tensions liées à la présence des éleveurs transhumants. L’autorité provinciale avait notamment insisté sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations exprimées par les communautés.
L’arrivée de la commission interministérielle à Buta constitue ainsi une première étape dans la mise en œuvre d’une démarche visant à mieux documenter la situation sur le terrain.
Identifier, documenter et prévenir les tensions
La commission a pour mission principale de collecter les données, identifier les éleveurs concernés et clarifier leur situation, afin de permettre aux autorités compétentes de disposer d’une meilleure connaissance de la réalité de la transhumance dans la province.
À travers ce travail d’identification et de documentation, les autorités entendent également mieux maîtriser les mouvements des éleveurs transhumants et contribuer à la prévention des conflits entre communautés.
De l’itinérance à l’action
L’enchaînement des événements est particulièrement significatif : après avoir rencontré les réalités du terrain à Poko et Ango, l’exécutif provincial voit désormais arriver une mission interministérielle appelée à travailler sur l’une des préoccupations sécuritaires soulevées lors de cette itinérance.
Cette démarche traduit la volonté affichée de l’administration provinciale de faire remonter les préoccupations des populations vers les instances compétentes et de favoriser leur prise en charge concrète.
Dans une province où les questions de sécurité, de mobilité des populations et de cohabitation entre communautés demeurent sensibles, le travail de cette commission est donc attendu avec attention.
Une mission à suivre de près
Au-delà de l’identification des éleveurs transhumants, les conclusions de cette mission pourraient fournir aux autorités des éléments nécessaires à une meilleure organisation de la transhumance et à la prévention des tensions dans les zones concernées.
Pour le Bas-Uélé, l’enjeu est désormais de transformer les constats effectués sur le terrain en mesures concrètes, durables et adaptées aux réalités locales, dans l’intérêt de la paix, de la sécurité et de la cohésion entre les communautés.
Bas-Uélé — La sécurité des populations et la maîtrise de la transhumance s’imposent désormais parmi les dossiers prioritaires de l’action publique provinciale.
LB le sang Royal