Kinshasa, 16 octobre 2026 – La Très Distinguée Sénatrice Carole Agito Amela a marqué la séance plénière du Sénat de ce vendredi 16 octobre par ses interventions sur deux enjeux majeurs pour la République démocratique du Congo : le financement de l’entrepreneuriat et la réglementation du marché du carbone. À travers ses prises de parole, l’élue du Bas-Uélé a mis l’accent sur l’équité dans la répartition des ressources, la transparence dans leur gestion et la nécessité de faire bénéficier les populations des retombées du développement national.
Programme TRANSFORME : pour un accès équitable aux financements
Au sujet du financement additionnel de 200 millions de dollars américains en faveur du programme TRANSFORME, la sénatrice Carole Agito Amela a plaidé pour une approche inclusive, capable de répondre aux besoins des femmes entrepreneures et des petites et moyennes entreprises (PME) à travers le pays.
Pour la parlementaire, la mobilisation de ressources financières importantes doit s’accompagner de mécanismes de répartition équitables, afin que les opportunités économiques ne soient pas concentrées dans les grandes agglomérations au détriment des provinces éloignées des principaux centres de décision.
Dans cette perspective, le Bas-Uélé figure parmi les espaces qui méritent une attention particulière. L’enjeu consiste à permettre aux entrepreneurs locaux d’accéder aux dispositifs de financement et de contribuer pleinement à la création d’emplois, à la croissance des entreprises et à la dynamisation de l’économie provinciale.
L’intervention de Carole Agito Amela met ainsi en avant une exigence essentielle : évaluer l’efficacité des financements publics à partir de leurs effets concrets sur les bénéficiaires, notamment en matière de création d’activités économiques, de consolidation des PME et d’amélioration des conditions de vie des populations.
Marché du carbone : défendre la souveraineté économique de la RDC
La sénatrice s’est également penchée sur le régime juridique du marché du carbone en République démocratique du Congo, un dossier stratégique au regard du potentiel environnemental du pays et de sa place dans les enjeux climatiques internationaux.
Sur cette question, Carole Agito Amela a insisté sur la nécessité de préserver les intérêts de la RDC, tout en garantissant la transparence des transactions liées au carbone. L’encadrement juridique de ce marché représente un enjeu important pour assurer une gestion responsable des ressources environnementales et renforcer la capacité du pays à tirer profit de son patrimoine naturel.
Au-delà des mécanismes commerciaux et financiers, la parlementaire a mis l’accent sur la juste redistribution des bénéfices issus des activités liées au carbone. Les communautés locales et les peuples autochtones, dont les territoires et les modes de vie peuvent être directement concernés par les projets environnementaux, doivent pouvoir bénéficier équitablement des retombées générées.
Cette approche souligne l’importance d’un cadre juridique garantissant la transparence, la responsabilité des acteurs et la prise en compte des intérêts des populations concernées.
Une même exigence : transformer les ressources en progrès social
Bien que différents dans leur objet, les deux dossiers abordés par Carole Agito Amela se rejoignent autour d’une même préoccupation : faire en sorte que les ressources mobilisées et les richesses générées contribuent effectivement au développement de la République démocratique du Congo.
D’un côté, les financements destinés aux PME doivent ouvrir des perspectives aux entrepreneurs, soutenir l’initiative privée et favoriser la création d’emplois, y compris dans les provinces moins desservies. De l’autre, la valorisation du patrimoine environnemental national doit s’inscrire dans une logique de souveraineté économique, de transparence et de bénéfices partagés.
Ces enjeux interpellent également les mécanismes de suivi et de contrôle, afin que les engagements annoncés puissent se traduire en résultats concrets et vérifiables sur le terrain.
Carole Agito Amela, une voix parlementaire attentive aux enjeux de développement
À travers ces deux interventions lors de la séance plénière du 16 octobre 2026, la sénatrice Carole Agito Amela a porté des préoccupations qui touchent à la fois à l’inclusion économique, à la gouvernance des ressources et à la justice sociale.
Pour les provinces comme le Bas-Uélé, la question de l’accès équitable aux opportunités de financement demeure particulièrement importante. De même, pour les communautés concernées par les projets liés au carbone, la transparence et le partage des bénéfices constituent des conditions essentielles d’une valorisation durable des ressources naturelles.
Le principe défendu est clair : le développement national ne peut être pleinement bénéfique que si ses opportunités, ses ressources et ses retombées profitent aussi aux populations les plus éloignées des centres de décision.
LB le sang Royal