Construction et urbanisme en RDC : JEAN BAMANISA SAÏDI veut placer les universités au cœur de la transformation des villes

Le sénateur JEAN BAMANISA SAÏDI plaide pour une alliance stratégique entre EXPO BÉTON, les établissements d’enseignement supérieur et les institutions publiques. Objectif : valoriser l’expertise congolaise, renforcer les normes de construction et faire des compétences nationales un levier de transformation urbaine en République démocratique du Congo.

L’expertise universitaire au service du développement urbain

La transformation des villes congolaises passe également par la valorisation du savoir-faire national. C’est le message défendu par le sénateur JEAN BAMANISA SAÏDI lors de la cérémonie de remise du deuxième prix de la catégorie bâtiment et travaux publics aux étudiants de l’Institut supérieur d’architecture et d’urbanisme (ISAU), dans le cadre du concours des projets universitaires d’EXPO BÉTON 12.

À cette occasion, le président du comité d’organisation d’EXPO BÉTON a proposé de renforcer les passerelles entre les établissements de formation, les professionnels du secteur et les institutions publiques intervenant dans l’aménagement du territoire.

Vers une structure de suivi du pacte national de la construction

Au cœur de cette initiative figure la mise en place envisagée d’une structure de suivi du pacte national de la construction et de l’urbanisme. Cette démarche vise notamment à associer les universités aux réflexions sur les normes architecturales, la planification urbaine et la qualité des ouvrages réalisés en RDC.

JEAN BAMANISA SAÏDI souhaite également rapprocher cette dynamique de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire, en encourageant la participation des enseignants et des étudiants aux études et aux plans d’aménagement des quartiers.

Miser sur les compétences congolaises

Le sénateur a particulièrement insisté sur la nécessité de mobiliser les ressources intellectuelles et techniques disponibles dans les établissements congolais, plutôt que de recourir systématiquement aux grands bureaux d’études extérieurs.

Il a plaidé pour une meilleure intégration des architectes, ingénieurs, enseignants, étudiants et artisans congolais dans la conception et l’exécution des grands projets d’infrastructures.

Cette participation devrait toutefois bénéficier d’un mécanisme de prise en charge financière, dont les moyens seraient à rechercher auprès des pouvoirs publics.

Des villes mieux planifiées, des quartiers mieux organisés

L’intervention a également mis en évidence la responsabilité des bourgmestres, des maires et des gouverneurs dans l’organisation des espaces urbains.

Pour JEAN BAMANISA SAÏDI, les politiques d’urbanisme doivent tenir compte des réalités des quartiers et des rues, de leur vocation ainsi que des besoins des populations.

Il a aussi évoqué le transfert des compétences à travers des structures professionnelles comme le Club BTP et la Chambre des métiers et de l’artisanat, afin que les professionnels congolais soient davantage associés aux grands projets architecturaux réalisés dans le pays.

De Kinshasa aux 145 territoires : une ambition nationale

En reliant cette réflexion au thème d’EXPO BÉTON 12, « Kinshasa, locomotive de la transformation des villes de la RDC », le sénateur a défendu une vision qui dépasse les frontières de la capitale.

Les réalisations architecturales de qualité pourraient ainsi servir de modèles adaptables aux réalités des 145 territoires de la République démocratique du Congo.

Il a également rappelé la perspective du programme présidentiel de 100 000 constructions, qu’il considère comme une occasion de mobiliser davantage les compétences nationales.

L’ISAU souhaite une collaboration durable

Du côté des étudiants, le représentant de « Kinshasa Domino » a exprimé le souhait de voir s’installer une collaboration durable avec EXPO BÉTON. Il a également soulevé la question de la représentation de l’ISAU dans les espaces de réflexion et de décision consacrés à l’avenir des villes congolaises.

Le projet primé, qui ambitionne de faire de Kinshasa un laboratoire de solutions urbaines reproductibles dans d’autres villes du pays, a bénéficié de perspectives d’accompagnement, notamment en matière de stages, d’appui technique et de mise à disposition de matériaux.

À travers cette proposition, JEAN BAMANISA SAÏDI remet au centre du débat une question essentielle : comment faire de l’expertise congolaise un véritable moteur de la construction et de la modernisation des villes de la RDC ?

La transformation urbaine ne repose pas uniquement sur le béton et les infrastructures. Elle exige aussi du savoir, de la planification, des compétences locales et une vision durable.

LB le sang Royal

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