Les élus provinciaux du Bas-Uélé haussent le ton face aux enjeux politiques et sécuritaires de l’heure. Réunis en plénière ce vendredi 6 novembre 2026 à Buta, ils ont condamné la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), attribuée à l’ancien président Joseph Kabila, dénoncé les initiatives visant l’instauration de l’état de siège dans leur province et réaffirmé leur soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Une déclaration politique ferme contre le FRN
La salle des plénières de l’Assemblée provinciale du Bas-Uélé a servi de cadre, ce vendredi 6 novembre 2026, à une séance plénière présidée par Me ANTOINE GAMBOLIPAY ZEZIO BASINGEY, président de cette première institution provinciale.
À l’issue des travaux, les députés provinciaux ont rendu publique une déclaration politique dans laquelle ils condamnent fermement la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), qu’ils attribuent à l’ancien président de la République, JOSEPH KABILA KABANGE.
Pour les élus du Bas-Uélé, ce mouvement, au-delà de sa dénomination, dissimulerait une volonté de reconquête du pouvoir par les armes, au mépris des vies humaines, des acquis démocratiques et de la souveraineté nationale. Ils dénoncent également ce qu’ils considèrent comme une entreprise menée en complicité avec le Rwanda.
Face à ce qu’ils qualifient de menace contre la stabilité nationale et les institutions de la République, les représentants du peuple bas-ueléen affichent une position sans équivoque : non à la guerre, non à la déstabilisation des institutions et non à la conquête du pouvoir par les armes.
État de siège : les élus dénoncent des manœuvres visant le Bas-Uélé
L’autre point majeur de cette déclaration concerne les informations et les initiatives relatives à une éventuelle extension de l’état de siège dans les provinces issues du démembrement de l’ancienne Grande Orientale, particulièrement dans le Bas-Uélé.
Sur cette question sensible, les députés provinciaux rappellent que l’appréciation de la situation sécuritaire et l’opportunité de solliciter l’instauration de l’état de siège relèvent des mécanismes institutionnels et des services compétents de la République, et non des officines politiques poursuivant des agendas particuliers.
Ils mettent ainsi en garde contre toute initiative qu’ils estiment susceptible de porter atteinte à l’autonomie de gestion de leur province, de freiner son développement et de compromettre les efforts engagés ces dernières années.
Dans leur déclaration, les élus vont plus loin en dénonçant ce qu’ils présentent comme un plan visant à placer le Bas-Uélé sous une forme de tutelle politique et administrative, au détriment de ses institutions provinciales et de ses ambitions de développement.
Un soutien réaffirmé à Félix-Antoine Tshisekedi
En conclusion, les députés provinciaux du Bas-Uélé ont réaffirmé leur soutien indéfectible au Chef de l’État, FÉLIX-ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, saluant ses efforts en faveur du rétablissement de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur l’ensemble du territoire national.
À travers cette déclaration, les élus provinciaux entendent faire entendre la voix de leur institution face aux enjeux politiques et sécuritaires qui préoccupent la République démocratique du Congo.
Le message politique issu de cette plénière est clair : le Bas-Uélé réaffirme son attachement à l’ordre constitutionnel, à la stabilité des institutions et à la recherche de la paix par les voies républicaines.
À Buta, les députés provinciaux ont choisi de prendre position. Leur déclaration place désormais les enjeux de souveraineté, de sécurité et de développement du Bas-Uélé au cœur du débat politique national.
LB le sang Royal