BAS-UELE — POLITIQUE NATIONALE
Le gouverneur du Bas-Uélé, SON EXCELLENCE MIKE-DAVID MOKENI AMISI, se positionne en faveur de l’initiative de Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État lancée par le Président de la République, SON EXCELLENCE FÉLIX-ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO.
Annoncé par le Chef de l’État le 28 août 2026, ce processus vise notamment à recueillir la parole des Congolais à travers les 26 provinces avant la tenue des assises nationales à Kinshasa. La Présidence de la République présente cette démarche comme un cadre de concertation destiné à traiter les causes structurelles des crises congolaises et à renforcer la cohésion nationale.
UN DIALOGUE POUR LA PAIX ET LA COHÉSION NATIONALE
Pour Mike-David Mokeni Amisi, le dialogue doit avant tout constituer un espace permettant aux Congolais de réfléchir collectivement à l’avenir du pays, à la consolidation de la paix et au renforcement de l’unité nationale.
Cette position intervient dans un contexte marqué par les enjeux sécuritaires persistants dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le Chef de l’État a lui-même posé des limites concernant la participation au processus, notamment pour les acteurs qui combattent par les armes l’ordre constitutionnel, occupent des territoires par la force ou agissent au service d’une puissance étrangère.
Le gouvernement a également présenté le dialogue comme un cadre devant servir la paix, l’unité nationale et l’intérêt supérieur de la République, plutôt que comme un espace de partage de pouvoir ou de règlement de comptes politiques.
« PAS DE DIALOGUE AVEC CEUX QUI TUENT NOS FRÈRES »
Dans une déclaration rapportée en juillet 2026, le gouverneur du Bas-Uélé avait déjà clairement exprimé sa position sur la question de la participation des groupes armés au dialogue.
« Pas de dialogue avec ceux qui tuent nos frères au Nord-Kivu et au Sud-Kivu », avait-il déclaré, selon Afrique-One, en référence aux violences qui frappent l’Est du pays.
Cette position établit, dans son discours, une distinction entre le dialogue politique destiné aux Congolais et la participation d’acteurs impliqués dans des violences armées. Elle rejoint sur ce point la ligne annoncée par le Chef de l’État, qui a exclu du dialogue, en qualité de composantes politiques, les groupes combattant par les armes l’ordre constitutionnel ou occupant illégalement une partie du territoire national.
LE BAS-UELE DANS LA DYNAMIQUE NATIONALE
À la tête d’une province située dans le nord-est de la RDC, Mike-David Mokeni Amisi inscrit cette position dans un contexte où les questions de sécurité, de cohésion sociale et de développement demeurent étroitement liées.
Son soutien au processus de dialogue s’inscrit ainsi dans une perspective de participation des provinces aux réflexions nationales. Le format annoncé par la Présidence prévoit précisément que les consultations commencent dans les provinces avant de converger vers les assises nationales à Kinshasa.
Le gouverneur avait par ailleurs déjà appelé la population du Bas-Uélé à rester vigilante face aux éventuelles menaces sécuritaires et à collaborer avec les services compétents pour préserver la paix dans la province.
UN DIALOGUE, MAIS PAS AU PRIX DE LA JUSTICE
L’un des points centraux du processus lancé par Félix-Antoine Tshisekedi concerne également la question de la justice. Dans son annonce du Dialogue national, le Chef de l’État a indiqué que les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, actes de génocide et violences sexuelles graves ne devraient pas être effacés par une amnistie générale.
Cette orientation donne un contenu particulier à la position défendue par le gouverneur du Bas-Uélé : ouvrir un espace de dialogue pour rechercher la paix et la cohésion nationale, tout en maintenant une distinction entre le débat politique et les violences commises contre les populations.
UNE POSITION QUI MET EN AVANT L’UNITÉ NATIONALE
Alors que le processus de Dialogue national entre dans sa phase de préparation, la position de Mike-David Mokeni Amisi met en avant deux principes : le dialogue comme instrument de recherche de la paix et la nécessité de préserver la sécurité ainsi que les droits des populations victimes des violences.
Le Chef de l’État a, de son côté, appelé les acteurs politiques et sociaux à dépasser les divisions afin de privilégier l’unité et l’action au bénéfice de la République. Le 14 septembre 2026, il a encore réaffirmé, lors d’une réunion interinstitutionnelle, sa volonté d’instaurer un cadre de concertation entre Congolais consacré à la réconciliation nationale, à la consolidation démocratique et au renforcement de la cohésion du pays.
Pour le Bas-Uélé, le message porté par son gouverneur est donc clair : le dialogue peut être un espace de recherche de solutions nationales, mais la paix recherchée ne saurait, selon cette position, être dissociée de la protection des populations et de la question de la justice.
LB le sang Royal