RDC / sénat : face aux disparités, la sénatrice Carole Agito Amela interpelle la ministre de l’ESU sur ses responsabilités

Une interpellation forte au Sénat sur les inégalités dans l’enseignement supérieur

Lors d’une récente séance plénière consacrée à une question orale avec débat adressée à la Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), la sénatrice Carole Agito Amela s’est illustrée par une intervention marquante, mêlant fermeté, lucidité et ancrage dans les réalités locales.

Portant la voix de la province du Bas-Uélé, souvent marginalisée dans la mise en œuvre des politiques publiques, elle a mis en lumière les profondes disparités qui persistent dans un secteur pourtant stratégique : l’enseignement supérieur.

Trois axes majeurs au cœur de l’interpellation

1. ⚖️ Équité territoriale : le Bas-Uélé laissé pour compte

La sénatrice a dénoncé une politique de l’ESU concentrée principalement dans les grandes villes, au détriment des provinces enclavées.

Elle a exigé des mesures concrètes, budgétisées et planifiées pour corriger ces inégalités, notamment en matière :

d’infrastructures universitaires

d’équipements pédagogiques

d’encadrement académique

Une question centrale demeure : à quand des résultats visibles pour les territoires oubliés comme le Bas-Uélé ?

2. 🎓 Qualité de l’enseignement : un décalage entre discours et réalité

Face aux annonces officielles d’amélioration du système éducatif, Carole Agito Amela a opposé la réalité du terrain.

Dans plusieurs zones, notamment au Bas-Uélé, les étudiants et enseignants font face à :

un manque criant d’infrastructures

une insuffisance d’enseignants qualifiés

des conditions d’apprentissage précaires

Elle a ainsi souligné un décalage préoccupant entre les politiques annoncées et la réalité vécue, appelant à des actions correctives immédiates.

3. Gouvernance et redevabilité : exiger des résultats mesurables

Enfin, la sénatrice a insisté sur la nécessité d’une gouvernance transparente et efficace.

Elle a demandé à la Ministre de présenter :

des indicateurs précis

des données vérifiables

des résultats territorialisés

Objectif : démontrer l’impact réel de la politique de l’ESU, en particulier dans les provinces enclavées.

À défaut, elle a posé une question fondamentale :

comment justifier la poursuite d’une politique publique sans résultats tangibles ?

Une intervention qui dérange… mais nécessaire

Par cette prise de parole, Carole Agito Amela a rappelé une exigence essentielle de l’action publique :

une politique ne se juge pas à ses intentions, mais à ses résultats — et surtout à leur équité.

Le Bas-Uélé, à l’instar de nombreuses provinces de la République démocratique du Congo, ne peut plus être relégué au second plan.

Un enjeu national : démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur

L’accès à un enseignement supérieur de qualité ne doit pas être un privilège réservé aux grandes villes, mais un droit garanti à tous les citoyens, quel que soit leur territoire.

Cette interpellation relance ainsi le débat sur :

la justice territoriale

la gouvernance du système éducatif

et l’efficacité des politiques publiques en RDC

À suivre

La réponse de la Ministre de l’ESU est désormais attendue, tant par les élus que par les populations concernées.

Reste à savoir si cette interpellation marquera un tournant concret dans la réforme de l’enseignement supérieur en RDC.

LB le sang Royal

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