Ango retrouve l’espoir. Quelques mois seulement après la fermeture du bureau de Médecins Sans Frontières (MSF), le territoire d’Ango, dans la province du Bas-Uélé, s’apprête à accueillir de nouveau l’organisation humanitaire internationale. Une avancée majeure obtenue à l’issue d’un plaidoyer direct mené par le gouverneur Mike-David Mokeni auprès des responsables de MSF à Kinshasa.
Une victoire politique et humanitaire
L’annonce officielle a été faite dans la capitale congolaise, au terme d’une audience stratégique entre le gouverneur du Bas-Uélé et une délégation de haut niveau de MSF conduite par François Zamparini, coordonnateur d’urgence.
Cette réouverture marque un tournant significatif pour une zone déjà confrontée à de multiples défis sanitaires. La fermeture du bureau de MSF à Ango avait suscité de vives inquiétudes au sein de la population et des acteurs locaux, tant l’organisation joue un rôle crucial dans l’accès aux soins pour les communautés les plus vulnérables.
En obtenant la reprise des activités de MSF, le gouverneur Mike-David Mokeni envoie un signal fort : le Bas-Uélé redevient un partenaire crédible et stable pour les grandes organisations humanitaires internationales.
Un plaidoyer stratégique et efficace
Selon des sources proches du dossier, la relance de la collaboration a été rendue possible grâce à un dialogue franc et constructif. Le gouverneur aurait mis en avant les efforts entrepris par l’exécutif provincial pour améliorer la gouvernance locale et garantir un environnement de travail plus favorable aux partenaires humanitaires.
Cette démarche proactive témoigne d’une volonté affirmée de replacer la santé publique au cœur des priorités provinciales.
Ango au cœur de l’action provinciale
Dans la foulée de cette annonce, le gouverneur Mike-David Mokeni a confirmé sa prochaine arrivée à Ango dans le cadre de sa mission d’itinérance à l’intérieur de la province.
Cette tournée vise à :
Rapprocher l’autorité provinciale des réalités locales ;
Évaluer sur le terrain les besoins prioritaires des populations ;
Assurer le suivi concret des engagements pris avec MSF ;
Renforcer la coordination entre les autorités locales et les partenaires humanitaires.
Cette approche de proximité s’inscrit dans une dynamique de gouvernance axée sur l’action et la redevabilité.
Un nouvel élan pour le système sanitaire local
Le retour de MSF à Ango représente bien plus qu’une simple réouverture administrative. Il s’agit d’un levier essentiel pour :
Le renforcement de la prise en charge médicale dans une zone enclavée ;
La relance des programmes d’urgence et de soins primaires ;
Le soutien aux structures sanitaires locales ;
La réduction des risques liés aux crises sanitaires récurrentes.
Pour les habitants d’Ango et des environs, cette décision est porteuse d’espoir. Elle traduit une convergence d’efforts entre autorités provinciales et partenaires internationaux au service de la population.
Avec cette avancée, le Bas-Uélé enregistre un signal positif fort : celui d’une province qui se repositionne comme un espace de coopération, de stabilité et d’engagement en faveur du bien-être de ses citoyens.
LB le sang Royal